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La guerre est déclaré entre Charlie hebdo et Mediapart. 

Dans la foulée des révélations de l’affaire Tariq Ramadan, le journal satirique attaquait Edwy Plenel en l’accusant d’avoir su et de n’avoir rien dit. Depuis, c’est coup pour coup par médias interposés. 

La dernière attaque vient de Riss qui accuse le directeur de Mediapart d’avoir tout simplement appelé au meurtre. «Plenel condamne à mort une deuxième fois Charlie Hebdo», écrit-il 15 novembre.

Il se base pour cela sur une déclaration faite sur France info, sauf qu’elle a été tronquée par Riss.

Déclaration du 8 novembre 2017 à la radio : «La une de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne plus générale que l’actuelle direction de Charlie Hebdo épouse… Monsieur Valls et d’autres, parmi lesquels ceux qui suivent Monsieur Valls, une gauche égarée, une gauche qui ne sait plus où elle est, alliée à une droite voire à une extrême droite identitaire, trouvent n’importe quel prétexte, n’importe quelle calomnie pour en revenir à leur obsession : la guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l’islam et les musulmans.»

Phrase reprise dans l’édito de Riss à 4 reprises le 15 novembre : «la Une de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne générale de guerre aux musulmans.»

Sur cette base, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo écrit dans son édito que «cette phrase, qui désigne Charlie Hebdo comme un agresseur supposé des musulmans, adoube ceux qui demain voudront finir le boulot des frères Kouachi.»

Et il conclut par : «Si demain on nous liquide tous, si demain nous ne sommes plus là, espérons qu’il subsistera quelques courageux qui demanderont justice contre ceux qui nous auront frappés, mais aussi contre les esprits qui les auront armés.»

Pourtant, dès le jour de la parution de l’édito, le journaliste de l’AFP Taimaz Szirniks corrigeait la phrase sur twitter.

Mais l’édito de Riss est relayé tel quel sans aucune précision.

Stéphane Guillon appelle au licenciement d’Edwy Plenel, Sophia Aram s’émeut et la galaxie Valls et du printemps républicain propagent le texte.

Décidément, le «statut de martyrs» de Charlie Hebdo pour reprendre les mots de Jérémy Ferrari semble les excuser de toute rigueur dans leur travail…



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