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Ne pas critiquer Macron, jamais…

Il ne manquerait plus que les enfants se mettent à critiquer la gestion par le gouvernement de la crise du COVID19. Mais où irions nous ???

C’est en tout cas ce qu’ont essayé de faire les services de Jean-Michel Blanquer lorsque le lundi 4 mai était publié sur la plateforme Eduscol du ministère de l’Education nationale un document intitulé « Ecouter et favoriser la parole des élèves en retour de confinement Covid-19 » et classé parmi les « documents de référence et recommandations pédagogiques qui ont pour objectif d’accompagner les professionnels dans le processus de reprise des cours. »

Dans cette « fiche », on trouvait un paragraphe sur la conduite à tenir dans le cas où des enfant tiendraient « des propos manifestement inacceptables ».

« Des enfants peuvent tenir des propos manifestement inacceptables. La référence à l’autorité de l’Etat pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école ».

Digne des heures les plus sombres de l’Histoire de France. On voulait que les enseignants rapportent à leur hiérarchie des critiques à l’égard des autorités.

Des représentants de syndicats d’enseignants se sont rapidement agacés de cette publication craignant une volonté de faire taire les critiques contre le gouvernement. « On nous demande de ne pas remettre en cause la gestion de la crise », affirme Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, auprès de Franceinfo.

Depuis, ce paragraphe a été supprimé de la fiche.

Une dérive autoritaire de Blanquer

Cet événement s’inscrit dans la droite ligne (très à droite même) d’un projet particulièrement réactionnaire de Blanquer.

Faiza Zerouala, journaliste éducation de Mediapart , explique qu’un groupe de hauts fonctionnaire, le « groupe Grenelle », comme il se nomme, dénonce la politique de Blanquer et sa gestion autoritaire. 

Les auteurs de ce texte dénoncent la réforme de la voie professionnelle, l’abandon de l’éducation prioritaire pour parler de ruralité, les subventions aux maternelles privées. Ils s’insurgent également contre l’hystérisation des questions autour de la laïcité et l’islam et l’infantilisation des enseignants entre autres choses.

 



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