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Assa Traoré, Médiapart - ThePrairie.fr !

Assa Traoré, Médiapart – ThePrairie.fr !

Chaque année, Mediapart propose à un-e citoyen-ne d’être président(e) de la République d’un soir. Cette année il s’agit d’Assa Traoré.

Avant elle, il y avait eu en 2011 l’ancien résistant et auteur du livre «Indignez-vous» Stéphane Hessel, l’ancien président de la Tunisie Moncef Marzouki en 2012, le syndicaliste désormais homme politique Édouard Martin en 2013, la metteure en scène Ariane Mnouchkine en 2014, le comédien François Morel en 2015 et l’humoriste Océanerosemarie en 2016.

Assa est la sœur d’Adama, ce jeune homme mort l’été dernier dans les locaux de la gendarmerie de Persan dans le 95. Ce décès a d’abord été présenté comme du à une «infection grave» puis une «pathologie cardiaque». L’enquête démontrera qu’il était du à un «syndrome asphyxique» provoquée par la compression de son thorax par trois gendarmes, «une pratique d’immobilisation interdite dans plusieurs pays, mais qui continue d’être autorisée en France», comme le rappelle Assa Traoré dans ses vœux.

Depuis, elle se bat pour faire reconnaître le meurtre de son frère. Libération lui avait consacré un portrait.

Médiapart a particulièrement suivi l’affaire :

Une page facebook La vérité pour Adama et des comptes Twitter, Instagram et Snapchat sont également disponibles.

Dans ses vœux, la nouvelle présidente souhaite faire de Beaumont-sur-Oise, ville dans laquelle a été interpellé Adama, la «capitale du monde libre, avec à sa tête un maire proche de ses habitants», faisant référence à l’édile en place Nathalie Groux qui déposait plainte pour diffamation contre la sœur du jeune homme mort. Elle avait été jusqu’à demander à la municipalité de prendre en charge les frais de justice. 

La jeune fille nouvellement élu souhaite également «remplacer l’actuel ministre de l’Injustice par un véritable ministre de la Justice, et de mettre en place un nouveau secrétariat d’État à la sécurité des populations».

On peut ici évoquer cette décision qui a scandalisé les magistrats français : le jour de son départ, Valls signait un décret pour mettre sous contrôle du gouvernement la Cour de cassation, une atteinte sans précédent à la séparation des pouvoirs en France.

Du coup, oui, de l’indépendance ferait du bien.

Elle n’oublie pas de citer ceux «décédés dans l’indifférence, sous les balles ou les grenades, comme Rémi Fraisse», qui s’ajoutent «à une longue liste». 

L’ensemble du texte est disponible ici.



Retrouvez la prairie sur fb/ThePrairie.fr et @ThePrairieFr



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