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En juin dernier, le second tour de l’élection législative dans la premiere circonscription de l’Essonne opposait Valls à Farida Amrani, candidate de la France insoumise.

A la surprise générale, l’ex-Premier ministre était apparu le soir de l’élection dans le hall de la mairie d’Evry pour annoncer sa victoire de 139 voix alors que le décompte n’était pas encore terminé et que les premiers chiffres donnaient son adversaire en tête dans plusieurs bureaux de vote.

Face aux contestations, la mairie avait été évacuée par la police municipale qui obéissait à un ordre de Valls comme on peut le voir dans une vidéo captée par les équipes du Petit journal diffusé sur Canal Plus : «Allez là-bas les dégager», avait-il ordonné.

Même les journalistes n’avaient pas pu récupérer leur matériel laissé dans le bâtiment. On apprendra quelques jours plus tard qu’on avait essayé de leur interdire d’assister au décompte des voix comme le révélait l’émission Quotidien.

Dans un article, on revenait en 6 actes sur le déroulé de cette soirée empreinte de soupçons de triche

Très rapidement, l’équipe de Farida Amrani avait annoncé qu’elle déposerait un recours auprès du Conseil constitutionnel et des éléments allant dans le sens d’une tricherie avaient été publiés, comme des signatures manipulées sur les listes d’émargement où «de l’encre couvrait une esquisse d’une première signature tracée au crayon».

Avec 139 voix d’écart, il fallait prouver l’irrégularité de 70 d’entre elles.

Lundi 4 décembre, les Sages du Conseil constitutionnel avaient reçu les deux parties.

Ce vendredi matin, la décision est tombée : selon le Conseil constitutionnel, 66 votes correspondent «à des différences de signature significatives» et «doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés» mais «ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l’écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l’annulation des opérations électorales».

Pour faire simple, Valls et ses équipes ont triché mais il n’est pas possible de refaire l’élection parce que la jurisprudence du Conseil constitutionnel dit que c’est inférieur à «l’écart de voix entre les deux candidats du second tour».

Décision Conseil constitutionnel, Valls/Amrani - ThePrairie.fr !

Décision Conseil constitutionnel, Valls/Amrani – ThePrairie.fr !

Ex-Premier ministre, Valls a eu accès à tous les médias pour faire campagne, le tapis rouge lui avait été déroulé. Son adversaire Farida Amrani n’a pas eu les mêmes facilités au point où on ne citait même pas son nom. Elle était «la candidate de la France insoumise». Elle avait même dû le rappeler aux journalistes.

Pourtant, l’ex-Premier ministre ne l’a «emporté» que de justesse, en trichant, en manipulant des signatures !

Pour reprendre les mots du communiqué publié par l’équipe de Farida Amrani après l’annonce du Conseil constitutionnel, «force est de constater que l’évidence ne suffit pas» pour annuler une élection…

 



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