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Ça se passe un samedi soir sur France 2.

Un type est invité d’une émission très regardée, un certain Valls qui a été accessoirement ministre de l’intérieur pendant deux ans puis Premier ministre pendant trois ans. C’est monsieur sécurité il parait. Dans un débat, quand il parle, il te sort toutes les trente secondes l’un de ces mots : «terrorisme», «salafisme», «frères musulmans», «Charlie Hebdo» et bien sûr «voile»

Chez Ruquier, ça n’a pas loupé. Entre le moment où il a ouvert la bouche pour la première fois et le moment où il cite le mot «terroriste», 25 secondes s’écouleront, 25 secondes…

 

Parce qu’en fait, le reste, le chômage, l’éducation, il s’en fou. Il n’y connait rien de toute façon. Il a essayé un jour de bosser sur des histoires d’emploi, il a fini par utiliser un article de la constitution, le fameux 49.3 qu’il veut maintenant supprimer, parce que ses potes n’étaient pas d’accord avec lui.

Les questions de sécurité, il n’y connait pas grand chose non plus mais ça fait peur.

Ça lui donne une stature et ça permet à son copain Moix de lui dire que c’est un «homme d’état»

Mais samedi dernier, Valls a encore franchi un palier sur le voile : vers la fin de l’intervention, Vanessa Burggraf lui demande son avis sur la grâce de Jacqueline Sauvage par le président de la République.

Réponse de Valls : blablabla pendant quelques secondes puis «il y a une femme qui meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Ça reste un combat essentiel et ça touche tous les milieux sociaux».

Combat essentiel ? Tiens, tiens, ça nous rappelle quelque chose. En février 2013, il avait déclaré que «le voile qui interdit aux femmes d’être ce qu’elles sont restera pour moi et doit rester pour la République un combat essentiel».

Du coup, on n’ose y penser. Il ne vas pas oser. On lui parle de Jacqueline Sauvage là, une femme battue par son mari pendant des années, un mari qui n’a rien à voir avec l’Islam ou quelque musulmanité que ce soit. Et pourtant, il le place :

«Quand on interdit à des femmes des espaces publics, quand on cherche à imposer une certaine vision dans les quartiers populaires aux femmes, à les couvrir d’un voile, à ces jeunes filles qui sont d’une certaine manière obligées de s’habiller pour disparaître de l’espace public, pour qu’on ne reconnaisse par leur féminité, cela veut rien dire qu’il y a encore de beaux combats à mener pour les femmes et pour le féminisme.»

En fait ce mec est juste un comique et s’il ne postulait pas à la fonction suprême dans ce pays, il pourrait presque faire les beaux jours du Jamel Comedy Club

 

 

 



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