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Essayer d’exister, toujours, encore.

Valls continue d’enchainer les humiliations. Après avoir été rejeté par le mouvement En Marche en direct sur les médias mainstream, il a pu in extremis rejoindre le palais Bourbon après une soirée électorale folklorique. Cette élection pourrait d’ailleurs être annulée par le Conseil Constitutionnel qui doit statuer en octobre prochain sur des soupçons de fraude.

Début septembre, l’ex-Premier ministre a proposé cette fois, toujours au mouvement En Marche, une liste pour les élections sénatoriales. Résultat : nouvelle humiliation puisqu’elle a été également refusée par le mouvement du Président Macron.

Quelques jours plus tard, il était cette fois en Israël pour un congrès contre le terrorisme, sa petite marotte à lui. Et il en a profité pour poser aux côtés de la ministre de la justice d’extrême-droite Ayelet Shaked…

Cette femme est la numéro 2 du Foyer juif, parti de la coalition au pouvoir sous la direction de Netanyahu.

Le numéro 1 n’en est autre que Naftalli Benett qui déclarait en juillet 2013 «préférer que l’on tue [les] prisonniers palestiniens plutôt que de les voir traduits en justice», puis ajoutait qu’il avait «tué beaucoup d’Arabes dans [sa] vie et [qu’] il n’y a aucun problème avec ça».  Dans une autre déclaration, il ajoutait qu’Israël devait annexer la Cisjordanie

Ayelet Shaked avait quant à elle partagé sur sa page facebook un texte d’un journaliste propagandiste d’extrême-droite, Uri Elitzur, qu’elle qualifiait de «pertinent». Selon cet écrit, «derrière chaque terroriste se tiennent des douzaines d’hommes et de femmes» qui «sont tous des combattants ennemis, et leur sang sera sur leur propre tête». Y étaient inclus les mères qui «devraient suivre leurs fils» en disparaissant «tout comme les maisons dans lesquelles elles ont élevé les serpents» parce que sinon «d’autres serpents seront élevés là».

AFP - Ayelet Shaked - 18 juillet 2014 - ThePrairie.fr !

AFP – Ayelet Shaked – 18 juillet 2014 – ThePrairie.fr !

Ce statut facebook a par la suite été supprimé par Ayelet Shaked mais la porte-parole de celle qui était alors députée avait confirmé que l’extrait avait bien été posté tout en précisant que sa boss était contre la violence… Du poison peut-être pour les tuer alors ? 

Le site europe-israel.org en relaye une traduction que l’on reproduit plus bas. 

Lors d’une journée commémorative de la Shoah, le général israélien Yaïr Golan avait comparé l’atmosphère en Israël à celle de l’Europe et plus particulièrement de l’Allemagne des années 1930 : « une chose m’effraie. C’est de relever les processus nauséabonds qui se sont déroulés en Europe en général et plus particulièrement en Allemagne, il y a 70, 80 et 90 ans. Et de voir des signes de cela parmi nous en cette année 2016. La Shoah doit inciter à une réflexion fondamentale sur la façon dont on traite ici et maintenant l’étranger, l’orphelin et la veuve. » 

General Yaïr Golan - ThePrairie.fr !

General Yaïr Golan – ThePrairie.fr !

Si une partie de la société israélienne semble ouvrir les yeux sur cette dérive, Valls lui n’a donc aucun scrupule à s’afficher avec ce genre de personnages.

Un jour, il finira bien par retrouver son honneur, un jour… En attendant, vous trouverez ci-dessous le texte partagé par Ayelet Shaked sur facebook.

Texte facebook de Ayelet Shaked 

«Ceci est un article de feu Uri Elitzur, qui a été écrit il y a 12 ans, mais n’avait jamais été publié. Il est pertinent aujourd’hui, comme il l’était à l’époque.

Le peuple palestinien nous a déclaré la guerre, et nous devons répondre par la guerre. Pas une opération, pas quelque chose de lent, de faible intensité, pas une escalade contrôlée, pas de destruction d’infrastructures terroristes, pas d’élimination ciblée. Assez de ces références obliques. Ceci est une guerre. Les mots ont un sens. Ceci est une guerre. Ce n’est pas une guerre contre le terrorisme, et pas une guerre contre des extrémistes, pas non plus une guerre contre l’autorité palestinienne. Ces expressions aussi passent à côté de la réalité. C’est une guerre entre deux peuples. Qui est l’ennemi ? Le peuple palestinien. Pourquoi ? Demandez-leur, ils ont commencé.

Je ne sais pas pourquoi il est si difficile pour nous de définir la réalité avec les mots simples que le langage met à notre disposition. Pourquoi devons-nous systématiquement inventer de nouveaux mots pour définir la guerre, tentant d’éviter de l’appeler par son nom. Qu’est-ce qui est si difficile à comprendre dans le fait que le peuple palestinien entier est l’ennemi ? Toutes les guerres sont entre deux peuples, et dans toutes les guerres, le peuple qui a commencé la guerre est l’ennemi. Une simple déclaration de guerre n’est pas un crime de guerre. Et répondre par la guerre ne l’est sûrement pas. Ni ne l’est l’usage du mot « guerre », ni la définition claire de qui est l’ennemi. Au contraire : la moralité d’une guerre (oui cela existe) est fondée sur la supposition qu’il y a des guerres en ce monde, et que la guerre n’est pas l’état normal des choses, et que dans les guerres l’ennemi est habituellement un peuple entier, dont les personnes âgées et les femmes, les villes et villages, les propriétés et les infrastructures.

Et la moralité de la guerre sait qu’il est impossible de ne pas toucher les civils ennemis. Elle ne condamne pas la British Air Force, qui a bombardé et complètement détruit la ville allemande de Dresde, ou bien les avions de l’armée américaine qui ont détruit les villes de Pologne, et transformé la moitié de Budapest en ruines. Des endroits dont les pauvres habitants n’avaient jamais rien fait pour nuire à l’Amérique, mais qui devaient être détruits pour pouvoir gagner la guerre contre le mal. La morale de la guerre ne demande pas que la Russie soit jugée et condamnée, bien qu’elle bombarde et détruit des villes de Tchétchénie. Elle ne dénonce pas les forces de Nations Unies pour avoir tué des centaines de civils en Angola, ni les forces de l’OTAN qui ont bombardé le Belgrade de Milosevic, une ville d’un million de civils, personnes âgées, bébés, femmes, et enfants. La morale de guerre accepte le principe même (non uniquement politiquement) de ce que l’Amérique a fait en Afghanistan, incluant les bombardements massifs de zones habitées, incluant la création d’un flux de réfugiés de centaines de milliers de gens qui ont échappé aux horreurs de la guerre, et qui n’ont pas de maison à laquelle revenir.

Et dans notre guerre, c’est cent fois plus correct, parce que les soldats ennemis se cachent parmi la population, et que c’est le soutien de cette population qui leur permet de se battre. Derrière chaque terroriste se tiennent des douzaines d’hommes et de femmes, sans lesquels il ne pourrait pas devenir un terroriste. Les responsables de cette guerre sont aussi bien ceux qui incitent à la violence dans les mosquées, qui écrivent les cours incitant aux meurtre pour les écoles, puis qui abritent, et fournissent des véhicules à ces terroristes. Enfin, tous ceux qui les honorent et leur donnent un soutien moral. Ils sont tous des combattants ennemis, et leur sang sera sur leur propre tête. Cela inclut aussi les mères des martyrs qui les envoient en enfer avec des fleurs et des baisers. Elles devraient suivre leurs fils, rien ne serait plus juste. Elles devraient disparaître, tout comme les maisons dans lesquelles elles ont élevé les serpents. Sinon, d’autres serpents seront élevés là. »

 



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