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Les services syriens ont proposé la liste des djihadistes français

Sur France Inter, Sonia Devillers recevait mercredi matin Yves de Kerdrel, le directeur de la rédaction du magazine  « Valeurs Actuelles », un journal très à droite. C’est notamment à lui que nous devons de nombreuses unes racoleuses telles que « Roms, l’overdose », « L’invasion qu’on cache », « Islamisme, la menace intérieure », « L’invasion des mosquées » et bien d’autres.

Sujet du jour : une interview de Bachar El-Assad, obtenue en « exclusivité mondiale ». En fin d’entretien, Sonia Devilliers évoque une autre interview publiée dans le même numéro ce jeudi 19 novembre : celle de Bernard Squarcini, ancien directeur de la DCRI, les services secrets français.

Ce dernier affirme que les français auraient pu avoir il y a deux ans « la liste des djihadistes français opérant en Syrie » mais que Valls, alors ministre de l’intérieur, aurait refusé car il ne voulait pas échanger de renseignements avec la Syrie. 

« Les services secrets syriens sont venus il y a deux ans lui proposer [à Bernard Squarcini] la liste de tous les djihadistes français opérant en Syrie. […] Manuel Valls a dit « pas question, nous n’échangeons pas de renseignements avec un régime tel que la Syrie. »

La Turquie et l’Irak avait prévenu la France

Fin 2013, le même Bernard Squarcini, déclarait au journal Marianne : « Comment arrêter les jihadistes français qui partent en Syrie s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations ? »

Il y a quelques jours, on apprenait que la France avait reçu de la part de la Turquie plusieurs alertes (décembre 2014 et juin 2015) à propos d’Omar Ismaïl Mostefaï, l’un des assaillants tué vendredi 13 novembre au Bataclan mais la France n’a jamais répondu aux turcs…

Un responsable à Ankara a affirmé que « ce n’est qu’après les attaques de Paris que les autorités turques ont reçu une demande d’information de la France »

Les services irakiens auraient également prévenu la France d’une attaque imminente, un jour avant les attentats.

Ces déclarations n’ont pour le moment pas beaucoup fait parler dans les principaux médias, l’actualité depuis vendredi y aidant, mais dans quelques jours, il s’agira de clairement poser ces questions : pourquoi la France a-t-elle ignoré toutes ces alertes ? Et surtout quelle responsabilité portent les responsables politiques dans ce fiasco…

Une simulation contre des attentats le matin même

Une chance ce jour là cependant : Pierre Carli, médecin chef du Samu de Paris, disait dans plusieurs interviews que ses services avaient « organisé une répétition générale vendredi matin. »

« Le matin nous répétions l’exercice. A 10h du matin, l’ensemble des 8 samu de la région Ile-de-France avait un exercice avec des ordinateurs, des coups de téléphone, des listes de blessés, exactement le travail que nous avons eu à faire pour répartir les victimes dans les hôpitaux et répartir nos forces sur divers sites qui apparaissaient progressivement. […] Un certain nombre de constatations vont être appliquées le soir même parce que ce qui était le matin à l’exercice va se retrouver sur le terrain. »



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