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Hier nous évoquions cette vidéo dans laquelle une salariée d’Air France, Erika, interpellait les dirigeants juste avant la scène des chemises déchirées qui a fait le buzz… 

Thomas Guénolé, qui présente tous les matins chez Jean-Jacques Bourdin une chronique, revenait sur cette affaire et il refuse de condamner les violences des manifestants.

Après avoir listé les efforts consentis par les salariés depuis des années :

« On a un personnel qui est déjà présuré avec un taux d’occupation des cabines de 90 %, ce qui est un record, vous avez des salariés qui touchent 1800 euros par mois malgré des années d’ancienneté, vous avez déjà 5500 suppressions de postes de 2012 à 2014. On demande aux pilotes d’augmenter leur productivité du jour au lendemain de 20 % sans changer les salaires […], il n’y a eu aucune augmentation générale des salaires depuis 4 ans, le travail des jours fériés en partie n’est pas compensé, il y a eu baisse de la grille d’ancienneté, il y a eu diminution des jours de congés et de RTT et maintenant annonce de la suppression de 2900 postes voir peut-être 5000… »

Il demande aux auditeurs de se mettre à leur place :

« Je demande aux auditeurs : imaginez que vous fassiez partie des licenciés, imaginez que vous avez un seul salaire dans le foyer et que vous avez 50 ans, vous réagissez comment quand ça fait 10 ans que vous vous prenez le bouillon des politiques de plans sociaux à la chaîne et qu’on vous annonce pour certains qu’il va falloir faire plus d’efforts et pour d’autres que vous êtes virés… »

Sans oublier de rappeler que le PDG Alexendre de Jugnac, qui lors d’une conférence il y a quelques jours s’interrogeait sur les acquis sociaux, « touche 600 000 euros de salaire par an et 45 000 euros de bonus par an alors qu’Air France coule ».


Guénolé, du concret: Air France: « Je refuse de… »

Il ne s’agit bien sur pas ici de justifier les violences mais simplement de s’étonner de cette unanimité médiatique. 

En février dernier, une étude publiée dans une grande revue d’épidémiologie, International Archives of Occupational and Environmental Health, révélait que le chômage tue chaque année en France 14 000 personnes.

« Perdre son emploi fait chuter l’espérance de vie ! La mortalité des chômeurs est en effet trois fois supérieure à celle des travailleurs. Non seulement les scientifiques ont découvert que les personnes sans emploi affichaient un taux de mortalité par suicide plus élevé que les actifs, mais aussi que la perte de travail favorisait l’apparition de pathologies cardiovasculaires. Les chômeurs ont ainsi un risque d’AVC et d’infarctus augmenté de 80 % par rapport aux actifs. Ils sont aussi plus nombreux à mourir de cancer. Le constat est identique chez les femmes ou les hommes ».

Le chômage tue 14 000 personnes par an !

Le chômage tue 14 000 personnes par an !

Deux chemises déchirées ont bénéficié de davantage de couverture médiatique que des milliers de salariés dont la vie va être complètement bouleversée…

 



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